• At first I was going to write this post in French, as usual, but I changed my mind because I am going to talk about a chunk of Moroccan culture and I want more people to hear about it.

    The thing is: English is hard and I am still not comfortable with my English writing skills even though I've been practicing since I was around 16 years old. But let's not get too anxious about that!

    Basically, I am going to talk about Moroccan chaabi music and Cheb. I was planning to do it for months, when I was in lockdown at home.

    ‘Chaabi’ is Arabic for ‘popular’. Moroccan chaabi music is a kind of music that I did not use to listen to—not even on the radio. I come from a family that does not like to listen to chaabi. Usually it is enjoyed by the Moroccan working class. Rich Moroccans rarely listen to chaabi, I think.

    Years ago, I would think of chaabi music as a plebeian kind of music (which is a really awful opinion). I believed my tastes were very refined so accordingly I despised what I would call ‘badly-produced’ music with autotuned voices and ‘poor’ lyrics (whatever that meant), and chaabi music fit this description. From my current point of view, these arguments are irrelevant because they were fueled by classism.

    I am glad I have changed. I try to listen to everything and I do not need to prove I have good tastes anymore.

    Cheb is a Moroccan artist I don't know much of. A good friend of mine in medical school recommended him to me and I'm very grateful. She said she was going to write a blog post about him as well—Ikbale, if you're reading this, please write it soon, I cannot wait to read your opinion!

    Cheb is a chaabi singer. All his songs are in Moroccan darija, arranged mainly with traditional instruments (bendir, darbouka, oud, gembri...) and modern instruments such as electronic keyboard and electric guitar. Some of his songs contain sounds of kitchen utensils.

    It is very unusual for an artist to be called just ‘Cheb’. Normally, ‘Cheb’—which is Arabic for ‘young’—is a title that is placed before a famous singer's name, like ‘doctor’ or ‘professor’. That is the case for Cheb Hasni, Chebba Zahouania, Chebba Warda Charlomanti, Cheb Bilal, etc. Meanwhile, Cheb is just Cheb. No first name, no last name, no stage name. He's only known as Cheb. To me this is a power move.

    However, on each of his videos, he bears a different pseudonym alongside ‘Cheb’, and it's always written in capital letters with a gap between them: ‘Cheb P L A S T I C’, ‘Cheb K I T C H E N’, ‘Cheb S P L A S H’, ‘Cheb K O’, etc.

    That is because Cheb does not only sing. He also puts a lot of effort in the way his songs are visually represented. His music videos consist of extracts from movies, documentaries, TV shows, advertisements; sporadic images of him singing or playing instruments; as well as texts and photos scattered here and there. Each of these homemade videos conveys a distinct atmosphere, and are in my opinion very fascinating.

    Cheb calls his music ‘post-chaabi’ or ‘neo-chaabi’, which are designations that do not really convince me. Time will tell if post-chaabi is a whole music genre that we can distinct from ordinary chaabi. Nonetheless, I am convinced Cheb is modernising chaabi music.

    Although his musical arrangements are not too far from tradition, there are swear words in his lyrics, casual dialogues, stories, political opinions and rants. From what I've heard, that is the reason why none of his songs are played on Moroccan radio. Thankfully for him, it is not really a problem since he found success on YouTube.

    I put below a selection of my favourite songs by Cheb. The lyrics are translated in English and you can find the translation in the videos' comment section.

     "كوتوكوتو"

    "سكونضال"

    "فين آ سماعين؟"

    "صيفاً"

    "اللوحة"

    "حنا الكراميل"


    votre commentaire
  • Le titre dit déjà tout, mais ce n'est évidemment pas suffisant. C'est une affirmation subjective qu'il va falloir que je « prouve ». 

    Donc je vais mettre ici 4 clips tirés de YouTube pour forger une image pas du tout nuancée de la scène audio-visuelle ukrainienne. C'est mon blogue, j'ai le droit, je fais ce que je veux et je n'ai jamais prétendu être objectif.

    Mais au moins je suis honnête.

    (J'ai encore écrit comme si on allait m'attaquer...!)

    On commence par une chanteuse ukrainienne assez connue : Jamala.

    Elle est devenue célèbre en gagnant l'Eurovision 2016 avec sa chanson 1944 traitant des déportations de ses ancêtres tatar·es de Crimée par le pouvoir stalinien de l'époque. Si je ne me trompe pas, les Russes ont peu apprécié cette victoire.

    Mais je veux pas parler de 1944 (dont le clip est bien réalisé) parce que je veux plutôt me focaliser sur ce que je vais poser sous cette phrase : la chanson Шлях Додому.

    Jamala, Шлях Додому

    La traduction du titre est « Le chemin vers la maison », et le clip montre Jamala en train de faire un long voyage, parcourant les beaux paysages de l'Ukraine. C'est une chanson calme qui se veut un peu nostalgique et mélancolique. Très agréable à écouter. Je valide et recommande.

    Ensuite, je vais parler d'Onuka.

    Onuka, Misto

    « Onuka » signifie « petite-fille » (précisément l'enfant de son enfant). C'est un groupe de musique électronique essentiellement composé de femmes (dont la leader est Nata Zhyzhchenko). Les chansons de ce groupe se veulent alternatives et expérimentales, et marient le synthétiseur et les instruments traditionnels du pays. J'ai découvert ce groupe au moment de leur participation à l'Eurovison 2017 qui a eu lieu en Ukraine, suite à la victoire de Jamala. C'était épique.

    Je trouve les clips d'Onuka d'une grande qualité, et l'exemple que je montre ci-dessus me plaît beaucoup car il est très bien filmé. On pourrait croire que ce clip n'a rien à présenter, qu'il ne se contente que de montrer des bribes de la vie d'artiste en plein processus de composition et d'enregistrement d'une chanson, en plus de quelques images de performances sur scène, mais en même temps il raconte une rupture amoureuse tout en rendant hommage à l'environnement urbain – thème de la chanson.

    Maintenant, je vais vous présenter Ivan Dorn.

    Ivan Dorn & Vakula, Опомнись

    J'ai très peu d'informations sur lui mais je sais qu'il chante principalement en russe, première langue étrangère en Ukraine (comme dans plein d'autres pays de l'ex-URSS), et qu'il a une longue carrière.

    J'aime beaucoup cette chanson qui, avec le clip, se montre très surréaliste. Je n'ai pas trouvé (ou plutôt pas cherché) la traduction du titre, mais je suis prêt à parier que les paroles sont cryptiques. C'est probablement la raison pour laquelle le thème de la vidéo est l'eau et la baignade. Le montage est endiablé, on a l'impression d'assister à un rêve très bizarre, les plans sont excellents et les mimiques d'Ivan Dorn sont ridicules. J'adore ça !

    Et, pour finir, voici Alyona Alyona.

    Alyona Alyona, Рибки

    Alyona Alyona est un véritable phénomène rap dont le succès a commencé fin 2018 grâce à ce morceau, intitulé « Poissons », où elle rape sur des poissons et rien d'autre ! À cette période, elle occupait un poste d'éducatrice en école maternelle dans un petit village, poste qu'elle a quitté pour s'installer à Kiev peu après le décollage de sa carrière dans le rap. Son rap est en langue ukrainienne, ce qui même en Ukraine n'est pas très commun car la majorité du rap y est en langue russe. Ses clips sont souvent très colorés et ont comme signe distinctif l'ajout de dessins et petites animations un peu infantiles ainsi que des effets spéciaux bon marché. Je trouve que ces caractéristiques sont de bonnes idées car elles permettent de rendre ces vidéos moins solennelles que ce que j'ai l'habitude de voir dans le domaine du rap. On se sent ainsi plus proche de l'artiste, j'ai l'impression...

    Tous les clips que j'ai insérés dans cet article confortent mon opinion très subjective sur la culture audiovisuelle ukrainienne. Ce que j'apprécie le plus, c'est que, souvent, la réalisation et le montage des clips correspondent à mes goûts et, selon moi, mettent très bien en valeur la chanson, car c'est ça pour moi le travail d'un clip. C'est ça l'objectif qu'il est censé réaliser.

    Je n'aime pas beaucoup les clips conçus dans le seul but qu'il y ait un clip, car le résultat est souvent très superficiel. De beaux paysages, un super maquillage, de beaux habits, quelques effets spéciaux, peut-être un voyage en voiture et une chorégraphie, et pas grand chose d'autre. C'est très frustrant à regarder !

    Pour faire un bon clip, je pense qu'un scénario et une direction artistique est nécessaire. Il est important de garder en tête qu'il faut avoir quelque chose à raconter, quitte à ce que ça soit abstrait, et il faut chercher à communiquer une émotion. Si l'on se contente d'une vidéo avec de belles images, on se retrouve avec un clip peu mémorable, un clip dont je vais me plaindre sur mon blogue (et ce n'est probablement pas une fin admirable pour un clip...).

    Mon ressenti d'un clip se base sur ces critères-là et c'est comme ça que je construit mon opinion. Je suis content de pouvoir l'expliquer à travers quelques clips ukrainiens.

    Bonne journée !


    votre commentaire
  • Tameem Youness, Salmonella

    [Avertissement: cet article évoque les violences contre les femmes et le harcèlement sexuel qu'elles subissent en Égypte.]

    Il y a quelques semaines, en travaillant, j'ai laissé YouTube en arrière-plan comme si c'était la radio et je suis tombé sur ça : une chanson dont le clip a atteint 27 millions de vues en 2 mois.

    Il s'agit d'une production égyptienne, un clip très bien réalisé et assez original qui m'a, honnêtement, un peu impressionné, parce qu'elle est très peu conformiste dans la forme. Le clip est en format vertical, la chorégraphie est ridicule, on voit des changements soudains d'humeur et enfin il y a une apparition surprise de la superstar Mahmoud El Esseily.

    La description pourrait s'arrêter là, mais il y a que ce clip est controversé, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai décidé de lui consacrer un article. Pour commencer, Tameem Youness joue le rôle d'un mec qui cherche à draguer une fille qui commande un latte au comptoir d'un café et qui prend mal (très très mal) le fait qu'elle lui dise non. Dans les couplets, il est tout romantique et tendre ; et dans les refrains il est en colère, agressif et menaçant, au point de lui souhaiter qu'elle attrape la salmonelle et de lui promettre qu'il va ternir sa réputation face à tous les hommes du quartier, among plenty of other violent stuff he says he's gonna do.

    La raison pour laquelle cette vidéo a énervé plein de monde est simple : dans un pays comme l’Égypte où sont généralisées les violences sexuelles contre les femmes, on peut croire que Tameem Youness a fait l'apologie du harcèlement, que ça le fait rire, qu'il s'en moque et qu'il incite les hommes à faire comme lui.

    Et si jamais son intention était tout le contraire de cela, ben il a raté l'exécution. Il n'y a rien dans cette vidéo qui montre clairement qu'il condamne les actes qu'il raconte dans sa chanson, il n'y a rien qui montre que mal prendre un « non » est honteux et intolérable, pas même un carton déclarant explicitement que ce qu'il a montré, ce comportement envers les femmes, est inacceptable. Tameem Youness a fait une erreur en laissant autant de doutes sur ses intentions.

    Le harcèlement sexuel est un vrai problème, une réalité systémique à laquelle l'écrasante majorité des femmes égyptiennes font face quotidiennement. L'œuvre de Tameem Youness, parmi beaucoup d'autres, perpétue et normalise cette réalité, c'est de l'huile rajoutée sur le feu. C'est juste pas drôle.

    Ce qui est vraiment dommage pour une production comme Salmonella qui, dans la forme, est d'une grande qualité. L’Égypte, un des centres audiovisuels du monde arabe, peut faire mille fois mieux.


    votre commentaire
  • Bonjour.

    Je vais parler d'un sujet que je ne maîtrise pas du tout et qui ne sera pas sourcé. Don't come for me.

    Hanane, Shnayi

    Avant de parler de cette vidéo ci-dessus, je vais parler de mon opinion sur la pop arabe.

    Alerte pavé.

    Quand j'étais petit, la musique pop arabe, je la voyais à la télé, sous forme de clip vidéo venant principalement du Moyen-Orient. Les chansons étaient principalement en dialecte égyptien et quelques fois en dialecte libanais. De temps en temps, il y avait aussi des productions d'Afrique du Nord mais c'était rare et pas souvent aussi bien fait.

    J'ai vu sur le petit écran des clips d'une période qui selon moi représente l'âge d'or de la pop du Moyen-Orient. Cet âge d'or, je le situe entre 1995 et 2008. Je parle d'un âge d'or parce que je suis peut-être déjà devenu un vieux con qui n'aime pas la pop contemporaine que le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ont à offrir, à part quelques exceptions.

    Ce que je voyais quand j'étais petit, c'était des clips un peu bâclés, des mélodies pas très recherchées avec des sons de guitare méditerranéens, des chansons un peu plus traditionalisantes ou de la dance électronique répétitive. J'aimais ça. D'autant plus que c'était l'époque où c'était encore nouveau qu'une chanson ne dure que trois minutes et qu'il y ait besoin de tourner un mini-film pour le promouvoir. Je suis capable de dire qu'avant c'était plus sincère et moins superficiel, mais ce sont les mots de la nostalgie et c'est un peu malhonnête à dire. La pop d'aujourd'hui n'est pas très différente.

    Mais ça n'empêche pas que, ce que je vois aujourd'hui, j'aime pas. Les instrus et les voix m’ennuient, mais ce qui me déplaît le plus, ce sont les clips.

    J'écoute beaucoup de pop et je pense que le clip-vidéo est très important. En même temps, je n'aime pas les clips qui sont réalisés juste parce qu'il fallait en réaliser un. Ce genre de chose, je pense que je le remarque vite.

    Ce que je vois aujourd'hui en matière de clip, c'est de la très bonne production, un très bon travail niveau lumières, couleurs, habits, maquillage, paysages, etc. Dans la forme, c'est hyper léché, rien à dire. Mais le fond n'est pas toujours à mon goût. C'est souvent la même chose, une même représentation de l'amour, des chorégraphies dans un hangar, des voyages en voiture, etc.

    Ça se fait de plus en plus parce qu'aujourd'hui c'est sur YouTube que l'on écoute de la musique pop, vu qu'à peu près tout le monde a un smartphone avec une connexion internet. Si l'on veut faire succès dans la pop, c'est plus difficile sans clip.

    La vidéo qui est dans cet article, plus haut, illustre un peu ça. Je ne l'aime pas vraiment. Mais c'est de la chanson que je veux parler, pas le clip. La chanson, elle est cool.

    Mais, d'abord, voici un autre pavé sur l'industrie audiovisuelle arabe.

    Depuis très longtemps (et aujourd'hui encore), c'est l’Égypte (et le Liban aussi) qui influence le plus la culture audiovisuelle arabe. Le dialecte égyptien est relativement bien compris hors de l’Égypte. Pour faire carrière dans la chanson arabe, il faut viser l’Égypte et chanter en dialecte égyptien. Ce qui se fait en Égypte peut ensuite faire tabac dans les autres pays arabes. Beaucoup d'artistes vont donc s'y installer pour tenter leur chance, dont beaucoup de Marocain·es.

    Cependant, je pense que la décennie 2020 va être celle où les Égyptien·es vont commencer à comprendre le dialecte marocain, parce que pour l'instant ils n'y comprennent rien, comme si c'était une langue étrangère.

    Ce changement s'illustre par le fait que beaucoup d'artistes marocain·e·s ayant déjà du succès au Moyen-Orient se sont mis à chanter en dialecte marocain. L'exemple le plus évident est Saad Lamjarred, artiste à succès phénoménal, que je n'apprécie pas à cause de ses affaires d'agressions sexuelles.

    Ce qui change aussi, c'est que beaucoup de chanteur·euses marocain·es d'aujourd'hui n'ont plus vraiment envie de conquérir le Moyen-Orient. Je constate que beaucoup plus d'effort est mis dans les chansons en dialecte marocain pour le public marocain et, mine de rien, ça s'exporte. Parce que la musique n'est plus à la télé mais sur YouTube.

    Pour avoir écouté plusieurs chansons de chanteuses marocaines, il est clair qu'il y a une très grosse différence entre ce que Sofia Al Marikh, Leila Ghofrane ou Asmaa Lamnawar faisaient il y a dix ans et ce qu'Ibtissam Tiskat, Salma Rachid ou Hanane El Khader font aujourd'hui.

    Maintenant on va parler de la chanson qui j'ai intégrée à cet article.

    La chanteuse, Hanane El Khader, est une chanteuse marocaine qui a commencé sa carrière à la Star Academy du monde arabe, télé-crochet enregistré au Liban. Les télé-crochets du Moyen-Orient ont lancé la carrière de plein d'autres chanteur·euses marocain·es, comme Dounia Batma, Houda Saad, Mohammed Rifi, etc.

    Ce clip, je l'ai trouvé sur YouTube. Je vais être méchant, je m'attendais à de la soupe fade. Mais finalement, agréable surprise, Shnayi, c'est une chanson avec une instru acceptable, un clip OK (Hanane sucks in acting) qui n'a pas de scénario merdique et surtout des paroles dans une langue que je ne connais pas du tout.

    Cette langue-là que je ne parle pas, c'est une des différentes langues parlées au Maroc : le tarifit. C'est comme ça que j'apprends que Hanane El Khader est rifaine ! Et elle a réussi à obtenir 4 millions de vues avec une chanson dont la moitié des paroles est en tarifit !

    Je ne connais aucun·e autre artiste pop amazigh. Oui, il y a Hindi Zahra et Oum, qui ont du succès, mais elles ne font pas vraiment de la pop.

    La langue et la culture amazigh sont négligées et invisibilisées au Maroc, donc j'ai été très agréablement étonné et surpris de ce succès pareil que je vois pour la première fois et je trouve que c'est un pas dans la bonne direction.

    Cette chanson a aussi agité le fouillis que j'ai dans ma tête, toutes mes associations d'idées et d'opinions que j'ai sur l'arabité des Marocain·es et de mon arabité à moi. Oui je me remets à parler de moi. Mon arabité, je l'ai remise en question.

    Suis-je arabe ? Pendant très longtemps, pour moi, la réponse était oui, parce que mes parents viennent de Fès et que Fès est une ville de culture arabophone avec un très fort héritage andalou. J'ai aussi très probablement des ancêtres juif·ves, ottoman·es et algérien·nes. Mais ce que l'on a tendance à oublier, c'est que, dans l'histoire du Maroc et de l'Andalousie, il y a aussi des Amazigh, dont beaucoup arabisé·es. Ça ne m'étonnerait pas de trouver des ancêtres amazigh dans mon arbre généalogique, le contraire serait très improbable et surprenant.

    J'ai commencé à douter longtemps après m'être souvenu de mes conversations avec des Égyptien·nes. Souvent, c'est la même question qui revient : « Êtes-vous vraiment arabes ? Quand on vous entend parler, on dirait pas de l'arabe, c'est une autre langue ! » Mine de rien, j'ai dû prouver et justifier mon arabité et celle du Maroc. Puis j'ai discuté avec ma grande-tante qui m'a dit qu'elle était marocaine, pas arabe, que nous sommes des amazigh arabisé·es, que le seul fait de parler arabe ne fait pas de nous des Arabes.

    Alors je doute de mon arabité. J'ai l'impression qu'il y a autant d'arguments qui le soutiennent que d'arguments qui le contestent.

    Donc pour faire court et pour ne pas me tromper, je dis que je suis maghrébin. Ça au moins c'est sûr.


    votre commentaire
  • Javiera Mena ë-t-ün câtez ciliën asë konü parmi lë-z-ispanofon. Je l'è dëkuvërt dâ le Gay Music Chart.

    S'ë sa câsô êtitülë Intuición ki i ë pasë sët semèn. D'aier, je te kôsëi fortemâ de l'ëkutë, s'ë ipër biê !

    Mè la j'è âvi de parlë de Luz de Piedra de Luna (« Lumièr de Piër de Lün »), sorti â 2012. Je n'è riê kôpri o parol parse ke mô nivo d'ëspañol n'ë pa-z-asë ëlevë pi lë tradüksiô ke j'è truvë â liñ sô burë d'ërer.

    La müzik me plè boku. S'ë, â gro, û mëlâj de sô dë-z-anë 80 avëk dë përküsiô kübèn, le tu dâ-z-ün mëlodi ki fè dâsë. Frâcemâ, s'ë-t-û bô sô.

    Le klip kâ-t-a lüi ë-t-û pe ëkspërimâtal, avëk plê de süpërpozisiô d'imaj sakadë. Prêsipalemâ û loop o ralâti de la câtez ki dâs devâ ün süksësiô de foto è d'ilüstrasiô plüto vintage, je dirè.

    Il n'ë pa movè mè-z-il fè û pe mal o-z-iö. J'ëtè-z-â mâk de somëi la premièr fua ke je l'è vü, s'ëtè pa bô, sa m'a fatigë le sërvo, je me süi sâti mal fas a tâ d'êformasiô a trètë dâ se klip de muê de 5 min. S'ë pet-ëtr sa le dëfo de se klip : tro de trük, tro d'imaj, tro de cuts. Il orè pet-ëtr falü û môtaj plü chill, a mô-n-avi.

    S'ë tu pur mua. Pas ün trè bon jurnë ë di dë jâtiës o jâ ke tü èm.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique